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Le blog de sanctuaryofajran

Le blog de sanctuaryofajran

Ceci est un blog ou je publierais des fan fiction CCS, mes nouvelles et romans. Si vous avez des suggestion pour mettre à améliorer tout cela, me faire part de votre avis. N'hésitez pas à me faire part de votre avis en me laissant un commentaire.


Promenons dans les bois tant que la princesse n'y est pas

Publié par sanctuaryofajran sur 7 Janvier 2018, 16:33pm

Après la avoir visité le château, Jimmy souhaita se rendre dans les bois ou il allait passer les prochains jours. Celle qui s’était travestie en page, toujours en quête de nouvelle information qui lui assurerait la victoire ne fut que trop contente de lui donner satisfaction et lui proposa une partie de chasse. Celui-ci accepta l’offre à l’évidence plus par politesse que par envie l’invitation en lui rappelant qu’étant un enfant des villes, il n’était guère doué pour ce genre d’activité.

Effectivement, Jimmy ne semblait guère à l’aise dans les bois. À l’instar des chasseurs  inexpérimentés, il ne savait pas se déplacer dans les bois silencieusement et faisait systématiquement fuir le gibier. Il ne remarquait pas les traces des animaux. Une seule et unique fois, il utilisa son arc pour abattre une proie. C’était un corbeau. La jeune femme constata qu’il avait l’œil la main sûre et de bon réflexe. Il le manqua de peu, mais abattre un oiseau aussi petit en plein vol était presque impossible. La princesse en conclut qu’il était bon archer, elle s’abstiendrait donc de le défier au tir à l’arc, même si elle-même excellait en ce domaine comme en beaucoup d’autres. Après tout, elle n’était pas arrivée à préserver son célibat en prenant des risques.

Après un moment, il lui demanda :

« Es-tu sûr de pouvoir retrouver le chemin du palais, car cela fait presque une heure que nous avons quitté le sentier et que nous nous enfonçons dans les bois.

« Ne vous inquiétez pas, je sais très exactement où nous sommes.

« Vraiment ?

« Vraiment.

« Je ne sais pas comment tu fais. Pour ma part, je serais bien incapable de retrouver mon chemin.

Le page travesti opina avec un sourire amusé.

« Il est compliqué de s’orienter en forêt lorsqu’on n’y est pas habitué. Et un bois comme celui-ci grand d’à peine une dizaine de kilomètres carrés, peu rapidement se transformé en un véritable labyrinthe. Je ne compte plus les fois, où l’on a dû envoyer des soldats à la recherche d’un prétendant, parce que la princesse était revenue seul.

« Vous voulez dire qu’elle risque de m’abandonner dans ce bois plein de bêtes sauvages?

Elle rit devant son air offusqué.

« C’est possible si l’un des jeux est une partie de cache-cache. Mais vous ne devriez pas tant vous préoccuper de cela. Vu votre situation, vous perdre dans les bois est loin d’être la pire chose qui puisse vous arriver.

« La forêt est belle, profonde et sombre, mais j’ai des choses à faire et une femme à séduire avant que je ne m’y égare.

Cette belle opiniâtreté à la séduire méritait bien une récompense estima la princesse. Ils  arrivèrent sur les berges d’une rivière.

« Si vous êtes perdu, essayez de trouver la rivière et suivez là dans le sens du courant. Elle vous conduira à la lisière du bois.  À un kilomètre d’ici, en aval, il y a une cascade. C’est un bel endroit. Le préférée de la princesse.

« C’est une information utile. Merci. La princesse sait-elle nager.

Elle faillit lui répondre tout naturellement, avant de s’aviser que l’information pouvait lui être utile pour la suite. Elle l’avait bien assez aidée comme cela. En tout cas, cela lui confirmait que même s’il misait  principalement sa survie sur son entreprise de séduction,  il n’avait pas complètement renoncé à remporter les jeux. Elle décida donc de rester évasive.

«Comment le saurais-je ? s’offusquât le page avec indignation. Il n’est guère séant pour un homme d’être dans les parages lorsque des femmes se baignent.

 « Vraiment ? Cela signifie que la princesse serait embarrassée si je l’inviter à se baigner avec moi.

« Evidement ! Cela serait indécent.

« Donc selon toi, si je la défiais à la nage, je m’assurerais une victoire par forfait.

La princesse apprécia l’esprit à la fois retors et stratège du manant. Peut-être avait-elle enfin trouvé un rival à sa mesure. Dans tous les cas celui-ci avait le mérite de savoir réfléchir. Nonobstant cela, il s’exposait à une défaite, car elle excellait en natation, comme dans tout ce qu’elle entreprenait. Ceci dit, elle avait beau n’être pas spécialement pudique, la perspective de se baigne en compagnie d’un homme, -à plus forte raison un quasi-inconnu- était une perspective des plus gênante,

« Si c’est un défi, alors je ne sais pas. Il se pourrait qu’elle accepte. Êtes-vous bon nageur.  

Le jeune homme haussa les épaules.

« J’ai appris seul et n’est pas souvent eu l’occasion de pratiquer, alors je ne pense pas.

« Peut-être devriez-vous, profiter de l’occasion pour vous  entraîner.

A sa grande surprise, il commença à se déshabiller. Elle se força à ne pas détourner le regard, craignant que son embarras excessif n’éveille les doutes de ce manant étrangement vif d’esprit. Cependant, malgré le contrôle qu’elle avait sur sa personne, elle ne put totalement dissimuler son émoi à la vue de ce corps dénudé.  Elle avait constaté lors de leur première rencontre qu’il était maigre, mais elle n’avait pas réalisé à quel point avant cet instant. Son corps d’une maigreur maladive était complétement décharné. Il ne devait même pas peser  cent livres. Elle comprenait mieux désormais qu’il est pris le risque de la courtiser.

Il croisa le regard du page travesti et y voyant l’horreur se contenta de dire :

« Les temps ont été dur dernièrement.

Puis sans attendre de réponse, il s’immergea dans la rivière et nagea jusqu’à l’autre rive. C’était un nageur moyen. Ses mouvements n’étaient pas suffisamment synchrones ce que le ralentissait et l’amenait à faire   des efforts inutiles. Elle n’eut aucun doute sur le fait qu’elle puisse le battre.

Après vingt minutes, il sortit de l’eau.

« Bien, maintenant, retournons au château ou un encas nous attends avant le dîner nous attend. Je pense que vous en avez besoin.

« Non répondit catégoriquement, allons en ville, c’est jour de marché, aujourd’hui et j’aimerais offrir à la princesse un bouquet de ses fleurs préférées.

« Vous ne pouvez y aller assez vêtu. 

De fait, on l’avait richement vêtu afin qu’il puissent aller et venir au sein de la cour sans être pris pour un serviteur.

« Ce n’est pas un problème, déclara-t-il en ouvrant un sac qu’il avait emporté duquel,  il sortit de pauvres frusques. Sans doute était-ce là les vêtements qu’il portait lorsqu’il s’était présenté aux portes du palais, car bien que les vêtements fussent vieux, il avait été lavé.

« Je pense que tu ne te feras pas trop remarquer avec ta tenue de page.

Que répondre à cela ? Elle appréhendait  de se mêler à la populace, mais elle n’avait guère le choix. Elle devait s’en tenir à son rôle de page ou mettre fin à la mascarade  en révélant son identité véritable. Se refusant à s’exposer cette l’humiliation, elle n’avait d’autre choix que d’accepter la situation.

Si Jimmy se déplaçait dans les bois avec toute la grâce d’un sanglier, il en allait autrement lorsqu’il évoluait parmi la foule bruyante du marché. Il avançait tête baissée, capuche relevée, il marchait d’un pas rapide, se frayant avec aisance un passage. La princesse avait bien du mal à le suivre et crut bien un moment l’avoir perdu avant de le retrouver entré dans une boutique. Elle s’empressa de le suivre.

« Que faisons-nous, ici ? Je croyais que vous vouliez acheter des fleurs.

« En effet, nous sommes chez un usurier. Il me faut de l’argent pour payer les fleurs.

« J’en ai si vous voulez.

« Merci pour la proposition, mais ce serait comme si la princesse payait son propre cadeau si j’acceptai puisqu’elle t’a mis à ma disposition pour la journée.

Il ne croyait pas si bien dire, pensa-t-elle avec ironie.

Un homme bedonnant vint les accueillir.

« Tiens Jimmy les mains vive, qu’elle mauvais vent d’amène.

«  Le même que celui qui m’amène d’habitude. J’ai quelque chose qui pourrait t’intéresser.

 Il sortit de sa poche une bague richement ornée d’une émeraude. La princesse reconnut une des bagues qui ornait la main de son père.

« Ou t’es-tu procuré cela.

« Une personne bien née a commis l’erreur de me serrer la main.

« Quel bourgeois serait assez stupide pour ça.

«  Combien m’en donnes-tu ?

« Hum… pour ce genre de papille, cinq pièces d’argent.

Jimmy fronça les sourcils contrariés.

« Elle en vaut cent fois plus. Ce n’est pas du toc. La pierre est vraie. Et même si c’était le cas, elle ne vaudrait pas moins de  quarante pièces d’argent tu le sais très bien.

« Ce que je sais surtout c’est que les moqueurs de recherche et que je ne donne pas cher de ta peau s’il te met la main dessus. Accepte mon offre ou sort de mon établissement.

Le voleur émit un grognement et tendit la main.

« C’est bien ce que je pensais.

Après cet intermède, ils se dirigèrent vers le marché ou ils achetèrent les fleurs.

« Il me reste assez d’argent pour nous offrir un repas léger. Suis-moi, je connais une auberge.

Elle le suivit se retenant de lui poser des questions sur ce qui avez été dit chez l’usurier. Elle se demandait s’il avait réellement dérobé la bague de son père, alors qu’elle était à son doigt. Probablement !

«Vous êtes un voleur.

Jimmy poussa un long soupir.

« Autrefois, je faisais partie d’un puissant groupe de voleur, mais une faction radicalisée a pris le pouvoir. Les moqueurs ne contente plus de voler ou racketter, il assassine désormais. Je suis donc pourtant parti en assez mauvais termes.

« Pourquoi vous cherche-t-il.

« Personne ne peut quitter les moqueurs en vie. Même si je quitte la capitale, ils me mettront la main dessus, tôt ou tard. Quoi qu’il en soit mon sort est scellé. Même si j’échoue à séduire la princesse ce qui sera très probablement, cela sera un sort bien plus enviable que celui qui m’attend autrement, car je vivrais mes neuf derniers jours dans le luxe et je mourrai rapidement.

« Justement, n’auriez-vous pas fait une erreur de calcul. Si la princesse gagne les trois défis et qu’entre chaque défi, il y a une journée, cela ne vous fait que sept jours, puisque votre exécution aura lieu le lendemain de la fin des jeux.

« J’espère bien remporter au moins le jeu que j’aurais choisi.

« Certes, mais sachez que même quand le prétendant décide du jeu la princesse remporte le duel plus souvent qu’elle ne le perd.

« Sans doute parce que mes prédécesseurs pensaient s’assurer la victoire simplement en la défiant dans tes activités masculines comme la chasse ou le duel à l’épée avant de découvrir qu’elle y excellait.

 Elle fut surprise par la clairvoyance du voleur. Cela faisait de lui un adversaire dont il fallait se méfier.

« Vous comptez la défier à la natation.

« C’est tentant, reconnus-t-il. La princesse ne s’est peut-être pas nager ou ne voudra d’elle pas de crainte d’exposer à mon regard lubrique son corps magnifique. Mais si elle accepte, elle a de bonnes chances de l’emporter. Afin de limiter les risques, je dois la défier dans un sport ou je serais sûr d’être avantagé.

S’il voulait s’assurer une victoire, il pouvait l’obtenir à lui proposant un concours de pickpocket. S’il n’était pas arrivé à la même conclusion, elle devait l’en détourner en lui suggérant une autre option.

« Vous pourriez la défier dans une épreuve de force ?

Ce n’était pas la solution idéale, mais c’était le meilleur compromis qu’elle avait trouvé. Elle se savait forte pour une femme.  Même si elle ne s’y était jamais essayée, elle pensait être aussi que bien des pages du château et même les écuyers les plus chétifs, mais elle était bien consciente de ne pas faire le poids face à la force d’un homme bien portant. Sauf que comme elle avait pu le constater de visu, le voleur était bien portant.

Contrairement à ce qu’elle espérait, le voleur paraissait plutôt circonspect devant cette proposition.

« Je ne sais pas si cela suffira à assurer ma victoire. La princesse et moi avons des gabarits assez similaires.

« En fait, il est légèrement plus grand que vous, ne put s’empêcher de lui répondre l’intéressé.

« Pas du tout, nous avons la même taille.

« Je vous dépasse de cinq bons centimètres, s’irrita-t-elle.

« Qu’est-ce que tu viens faire là-dedans.

Elle fut prise un instant au dépourvu. Peu habituée à se laisser contredire, elle s’était emportée et s’était laissé emporter.

«Ce que je voulais dire, c’est que la princesse et moi faisons la même taille, elle est donc plus grande que vous.

« Tu es sûr. C’est vrai que je ne l’ai pas vue très longtemps. Il faudra que je vérifie discrètement la prochaine fois. 

« De toute façon un homme a naturellement plus de force de force qu’une femme.

« Je ne sais pas. Tu as vu mon corps. Le peu de chair que j’ai ne laisse pas beaucoup de place au muscle.

La jeune femme ragea intérieurement, elle devait le convaincre. Si elle le laissait réfléchir librement, il la défierait dans un domaine où elle n’aurait aucune chance. Une idée lui vint.

« J’ai une idée, dit-elle posant son coude sur la table. Faisons un bras de fer.

« Pourquoi ? Ce n’est pas toi que je veux séduire. Ne le prends pas mal, mais je n’ai aucun penchant pour les hommes.

« Connaissant le caractère de la princesse si je fais un bras de fer contre vous, je suis certain qu’elle voudra en faire un contre moi, afin que je puisse lui dire si elle a ses chances. Je vous ferais connaître également mes conclusions.

« Pourquoi pas ?

Il prit la main de la femme. Dans les premières secondes, le page travesti n’usa pas de toute sa force, voulant surtout s’adapter à la force de son adversaire afin qu’il prenne confiance en sa force. Il prit donc l’avantage immédiatement. Puis elle stoppa sa progression. Réalisant que pour ce faire, elle avait besoin d’user presque toute sa force, elle jugea que la comédie n’était plus de mise. L’instinct naturel qu’avait la princesse pour la compétition reprit alors le dessus. Après tout, une victoire facile aurait été suspecte et puis il pensait qu’il était un garçon de quinze ans, il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’elle l’emporte. Elle décida donc de faire tout ce qu’elle pouvait pour qu’il en soit ainsi. Étant de force assez proche, elle eut toutes les peines du monde à repousser son bras. Elle arriva à ramener leur bras à leur position initiale, mais cet effort avait un prit son bras était fatigué.

« Tu as de la force pour un gamin de quinze ans.

« Vous ne vous débrouillez pas mal, non plus, malgré votre corps famélique. Je n’aurais sûrement aucune chance, si vous mangiez décemment.

Elle le regarda avec un sourire.

« Mais comme ce n’est pas le cas, je vais vous battre.

Et joignant le geste à la parole, elle mit le reste de ses forces dans la bataille et pris l’avantage.

« Vous pariez, quoi ?

C’était une serveuse. Prise par la lutte, elle ne l’avait pas vu venir.

« Rien ! lui répondit le voleur. À moins que vous ne vouliez accorder un baiser au vainqueur.

« Pourquoi pas ?

Voilà qui n’était pas pour motiver la princesse. Décidant que ce n’était que partie remise, elle feignit d’être à bout de force et laissa le voleur abattre son poignet.

« Eh bien, voilà qui n’a pas été facile.

« Je pense que la victoire vous est assurée, mentit-elle. Votre prochain adversaire n’a absolument aucune chance.

Le voleur embrassa la serveuse ce qui étrangement irrita la princesse pour une raison qu’elle n’aurait su expliquer. Puis ils quittèrent l’auberge et retournèrent au palais.

 

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